Concerts La Passion selon Saint-Matthieu - Juin 2014

Jeudi 26 et samedi 28 juin 2014

Eglise de la Trinité - Place d'Étienne d'Orves - 75009 PARIS

 

Récitant : Vincent Lièvre-Picard

Chœur de la Trinité

Chœur Sans Frontières

Orchestre de l'académie Sainte-Cécile de Philippe Couvert

Direction : Olivier Frontière

 

La Passion selon saint Matthieu (BWV 244) est un oratorio de Jean-Sébastien Bach en deux parties.
La partition est écrite pour voix solistes, double chœur et double orchestre.

 

Vous trouverez de nombreuses informations sur le livret en téléchagement libre, notamment les biographies des solistes.



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Livret - Concerts de la Passion selon Saint-Matthieu

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Medias

Commentaires

Un(e) choriste ...

Tous mes amis étaient ENTHOUSIASTES!!!
Merci de m'avoir permis de vivre ce moment dans ma vie.

Un fidèle audit...

Trinité 2014

La scénographie imaginée par le maître a pour effet de placer le public dans une situation transversale inhabituelle, face à l'ordonnance palladienne des bas-côtés et aux alternances de piliers et de colonnes mises en œuvre par l'architecte de la Trinité. Outre que cet agencement leur procure un sentiment favorable de dépaysement, rompant avec la pompe de l'édifice, il offre aux spectateurs l'avantage d'une plus grande proximité avec les musiciens, donc avec l'œuvre... dans laquelle il leur est donné d'entrer de plain-pied aux sens propre et figuré.

En sortant de l'église, les auditeurs parlaient bien de "spectacle"... Cela vaut d'être médité ! Après le Requiem de Verdi, donné l'an dernier dans le même édifice, l'attention se porte encore sur le rendu théâtral de la partition auquel, à travers les siècles, le compositeur convie ses interprètes. Pour notre bonheur, cette inspiration donne à Olivier Frontière une puissance d'innovation - sans préjudice du respect de la partition.

Au delà de l'approche littéraire ou poétique et de la confrontation inattendue de l'art des musiciens et de l'art de ce qui se voit, manifestation de l'art total, on se laisse volontiers séduire par l'art consommé avec lequel le chef, qui est aussi metteur en scène, fait partager sa passion dans un souci opérant de pédagogie et de lisibilité.

J'ai été sensible hier soir au caractère intemporel de la musique de Bach que l'on rangerait facilement dans la catégorie si commode de baroque. Utilisons donc cette expression indéfinie, à la fois familière et un peu magique. Et pour déterminer de quel baroque il peut s'agir ici, transposons l'idée qu'elle exprime dans l'ordre de ce qui se voit.

L'iconographie accompagnant les textes renforce ce caractère d'intemporalité. Le choix des œuvres illustrant des thèmes de la Passion, pour être à la hauteur du sujet, ne pouvait se porter sur des œuvres picturales contemporaines de Bach. Elles appartiennent au grand répertoire des 15ème et 16ème siècle, voire à celui de l'Ecole du silence cher à Marc Fumaroli.

Tout compte fait, dans le fil de la logique exprimée par l'adage "la poésie peinture parlante, la peinture poésie muette", on peut dire que le texte de la Passion donne à voir, mais que ce pouvoir de représentation qui saisit les auditeurs ne procède pas de la seule force du récit, au demeurant magnifiquement servi.

Placé à l'est du topos créé pour l'occasion, vers les instruments à vent et le Chœur sans frontières, j'ai pu profiter d'une véritable révélation des couleurs orchestrales, des sonorités de ces instruments inhabituels : le détail donne vie à l'ensemble sans lui nuire. Et si l'on est ravi des sonorités tantôt élégiaques, tantôt bucoliques de certains instruments, ce n'est pas le pittoresque qui domine, c'est bien l'expression de sentiments humains, en particulier du déchaînement des passions, marqué par d'intenses et expressifs crescendo. L'alternance des chœurs donne une parfaite lisibilité de ce qui se joue dans le déroulement de ces scènes.

De même que l'unité du récitatif et des développements chantés fait la force de cette interprétation, de même l'harmonie de l'ensemble, chœurs et formation orchestrale. Nous avons été comblés par cette participation à une œuvre monumentale. Merci à tous les protagonistes dont la sensibilité a fait des merveilles.

Anonyme

C'était beau, très beau, avec une dimension émotionnelle très forte.
Un concert de haute tenue.

Évangéliste, basse et alto : remarquables, tout comme les instrumentistes.

Excellente dramaturgie, belle mise en images des textes traduits et projetés, mise en scène astucieuse

Anonyme

Moi qui ne suis pas fan de musique classique, je ne me suis pas ennuyée et même j'ai aimé : c'était presque trop court.

Anonyme

C'était un spectacle total ! J'ai été emporté dès le choeur d'entrée et tenu en haleine jusqu'à la dernière note.

Anonymus

C'était super ! J'y ai participé en tant que jeune choriste ! Expérience inoubliable.

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